Niveau : Débutant
Durée : 50–60 min
Module : Fondamentaux TIP
Découvrez les notions essentielles du réseau informatique : adresse IP, masque, passerelle, DNS, DHCP, adresse MAC et principaux équipements réseau. Apprenez à comprendre comment un poste communique sur un réseau local et accède à Internet.
Introduction
Un ordinateur professionnel fonctionne rarement de manière isolée.
Il doit généralement communiquer avec :
- d’autres postes ;
- des serveurs ;
- des imprimantes ;
- des applications ;
- Internet.
Toutes ces communications reposent sur un réseau informatique.
Pour un technicien informatique de proximité, comprendre les bases du réseau est indispensable pour diagnostiquer des problèmes comme :
« Je n’ai plus Internet »
« Je n’accède plus au serveur »
« L’imprimante réseau ne répond plus »
« Mon poste n’obtient pas d’adresse IP »
« Le site fonctionne par adresse IP mais pas par son nom »
Avant de modifier une configuration, il faut donc savoir identifier les différents éléments participant à la communication.
🎯 Objectifs
À la fin de cette fiche, tu seras capable de :
- expliquer ce qu’est un réseau informatique ;
- distinguer LAN et WAN ;
- comprendre le rôle d’un switch et d’un routeur ;
- identifier une adresse MAC ;
- comprendre le rôle d’une adresse IPv4 ;
- comprendre le principe d’un masque de sous-réseau ;
- identifier la passerelle par défaut ;
- expliquer le rôle du DHCP ;
- expliquer le rôle du DNS ;
- distinguer adresse IP privée et adresse IP publique ;
- comprendre les principaux ports réseau ;
- utiliser quelques commandes de diagnostic ;
- appliquer une méthode simple de dépannage réseau.
1. Qu’est-ce qu’un réseau informatique ?
Des équipements qui communiquent
Un réseau informatique est un ensemble d’équipements capables d’échanger des données.
Il peut notamment contenir :
- des ordinateurs ;
- des serveurs ;
- des imprimantes ;
- des smartphones ;
- des points d’accès Wi-Fi ;
- des caméras ;
- des switchs ;
- des routeurs.
Exemple de réseau simple
Dans une petite structure, on pourrait trouver :
PC utilisateur
↓
Switch
↓
Routeur / Box
↓
Internet
Un serveur et une imprimante peuvent également être connectés au même switch.
Les équipements peuvent alors communiquer entre eux sur le réseau local.
Le réseau local – LAN
LAN signifie :
Local Area Network
Un LAN correspond à un réseau local couvrant généralement une zone géographique limitée :
- maison ;
- bureau ;
- bâtiment ;
- établissement.
Exemple :
réseau d’une mairie
ou :
réseau informatique d’un lycée
Le réseau étendu – WAN
WAN signifie :
Wide Area Network
Un WAN relie des réseaux sur des distances plus importantes.
Internet constitue l’exemple le plus connu de réseau étendu.
Une organisation possédant plusieurs sites peut également utiliser un WAN pour relier ses différents réseaux locaux.
🔧 Réflexe technicien
Lors d’une panne, déterminer d’abord si le problème concerne uniquement un poste, tout le réseau local ou l’accès vers l’extérieur. Cela permet immédiatement de réduire le nombre de causes possibles.
2. Les principaux équipements réseau
Le switch
Un switch, ou commutateur, permet de connecter plusieurs équipements à l’intérieur d’un même réseau local.
On peut y connecter par exemple :
- des PC ;
- des serveurs ;
- des imprimantes ;
- des bornes Wi-Fi ;
- d’autres switchs.
Il utilise notamment les adresses MAC pour transmettre les trames vers les bons équipements.
Exemple
Un switch possède plusieurs ports :
Port 1 → PC01
Port 2 → PC02
Port 3 → serveur
Port 4 → imprimante
Les équipements peuvent communiquer entre eux par l’intermédiaire du switch.
Le routeur
Un routeur permet de faire communiquer plusieurs réseaux différents.
Il travaille principalement avec les :
adresses IP
Dans un réseau domestique, la box Internet assure généralement plusieurs fonctions, notamment :
- routeur ;
- accès Internet ;
- DHCP ;
- parfois DNS ;
- Wi-Fi.
Exemple
Réseau local :
192.168.1.0/24
Internet :
autre réseau
Le routeur permet aux machines du réseau local de communiquer avec l’extérieur.
Le point d’accès Wi-Fi
Un point d’accès permet de connecter des équipements au réseau à l’aide d’une liaison sans fil.
Les appareils Wi-Fi rejoignent alors le réseau par l’intermédiaire du point d’accès.
La carte réseau
Chaque équipement connecté possède une interface réseau.
Elle peut être :
- Ethernet ;
- Wi-Fi ;
- virtuelle.
Sous Windows, on peut retrouver ces interfaces avec :
ipconfig /all
ou avec PowerShell :
Get-NetAdapter
🔧 Réflexe technicien
Ne pas confondre switch et routeur : le switch relie principalement des équipements dans un même réseau, tandis que le routeur permet de faire communiquer des réseaux différents.
3. L’adresse MAC
Une adresse associée à l’interface réseau
Une carte réseau possède une adresse appelée :
adresse MAC
MAC signifie :
Media Access Control
Elle est généralement représentée par six groupes de valeurs hexadécimales.
Exemple :
00-1A-2B-3C-4D-5E
ou :
00:1A:2B:3C:4D:5E
À quoi sert-elle ?
L’adresse MAC est utilisée pour identifier une interface sur le réseau local au niveau Ethernet.
Un switch utilise notamment les adresses MAC pour déterminer sur quel port transmettre les trames.
Adresse MAC et adresse IP
Il ne faut pas confondre :
adresse MAC → identification de l’interface sur le réseau local
et :
adresse IP → adressage permettant la communication entre réseaux
Un ordinateur possède donc généralement les deux.
Afficher l’adresse MAC sous Windows
Avec :
ipconfig /all
rechercher :
Adresse physique
On peut également utiliser :
getmac
🔧 Réflexe technicien
Lorsqu’un équipement possède plusieurs interfaces réseau, il possède généralement plusieurs adresses MAC. Toujours identifier l’interface réellement utilisée avant de relever son adresse.
4. L’adresse IPv4
Une adresse pour identifier un équipement sur le réseau
Une adresse IPv4 permet d’identifier une interface réseau et de permettre les communications IP.
Elle est composée de quatre nombres compris entre 0 et 255, séparés par des points.
Exemple :
192.168.1.25
Une adresse IPv4 est constituée de 32 bits.
Chaque groupe correspond à 8 bits, soit un octet.
Exemple
L’adresse :
192.168.1.25
peut être utilisée par un poste situé sur le réseau :
192.168.1.0/24
Dans cet exemple :
192.168.1→ partie réseau
25→ partie identifiant l’hôte
Cette lecture simplifiée est valable ici parce que le réseau utilise un masque /24.
Adresse statique ou dynamique
Une adresse IP peut être configurée :
manuellement
on parle généralement d’adresse :
statique
ou attribuée automatiquement par un serveur :
DHCP
Exemple
Un serveur peut utiliser :
192.168.1.10
configuré manuellement.
Un poste utilisateur peut recevoir automatiquement :
192.168.1.42
depuis le serveur DHCP.
Une adresse IP doit être unique
Deux équipements utilisant simultanément la même adresse IP sur un même réseau peuvent provoquer un :
conflit d’adresses IP
Les communications peuvent alors devenir instables ou impossibles.
🔧 Réflexe technicien
Lors d’un problème réseau, vérifier que le poste possède une adresse IPv4 cohérente avec le réseau utilisé et qu’aucun conflit d’adresse n’est signalé.
5. Le masque de sous-réseau
À quoi sert le masque ?
Le masque permet à un équipement de déterminer quelle partie de son adresse IP représente :
- le réseau ;
- l’hôte.
Exemple classique :
255.255.255.0
Cette notation correspond à :
/24
Exemple
Avec :
Adresse IP : 192.168.1.25
Masque : 255.255.255.0
on obtient généralement le réseau :
192.168.1.0/24
Les équipements dont l’adresse appartient à ce réseau peuvent communiquer directement entre eux, sous réserve des règles de sécurité et de la configuration réseau.
Quelques adresses du réseau
Pour :
192.168.1.0/24
on trouve notamment :
192.168.1.0→ adresse du réseau
192.168.1.1à192.168.1.254→ adresses utilisables pour les hôtes
192.168.1.255→ adresse de broadcast
Dans ce cas précis, il existe donc :
254 adresses hôtes utilisables
Pourquoi le masque est important ?
Prenons deux machines :
PC1 : 192.168.1.20/24
PC2 : 192.168.1.30/24
Elles appartiennent au même réseau.
En revanche :
PC1 : 192.168.1.20/24
PC2 : 192.168.2.30/24
elles appartiennent à deux réseaux différents.
Pour communiquer, elles ont alors besoin d’un équipement capable de router les communications entre ces réseaux.
🔧 Réflexe technicien
Une adresse IP seule ne suffit pas pour comprendre la configuration d’un poste. Toujours relever également son masque de sous-réseau.
6. La passerelle par défaut
Sortir de son réseau local
Lorsqu’un ordinateur souhaite communiquer avec une machine située sur un autre réseau, il envoie généralement les paquets à sa :
passerelle par défaut
La passerelle est généralement l’adresse IP d’un routeur.
Exemple
Un poste possède :
Adresse IP : 192.168.1.25
Masque : 255.255.255.0
Passerelle : 192.168.1.254
Pour contacter :
192.168.1.50
le poste peut communiquer directement sur le réseau local.
Pour contacter :
8.8.8.8
la destination est située hors du réseau local.
Le poste transmet alors le trafic à :
192.168.1.254
La passerelle se charge ensuite du routage.
Que se passe-t-il si la passerelle est incorrecte ?
Le poste peut parfois continuer à communiquer avec les équipements de son réseau local.
Mais il peut ne plus être capable d’atteindre :
- Internet ;
- un autre VLAN ;
- un autre réseau interne ;
- certains serveurs distants.
Exemple de diagnostic
Si :
ping 192.168.1.50
fonctionne mais :
ping 8.8.8.8
échoue, il faut notamment vérifier :
- la passerelle ;
- le routeur ;
- les règles de filtrage ;
- le routage.
🔧 Réflexe technicien
Si un poste communique sur son réseau local mais pas avec les réseaux distants, vérifier rapidement la passerelle par défaut.
7. Le DHCP
Attribuer automatiquement la configuration réseau
DHCP signifie :
Dynamic Host Configuration Protocol
Un serveur DHCP permet d’attribuer automatiquement aux clients une configuration réseau.
Il peut notamment fournir :
- une adresse IP ;
- un masque ;
- une passerelle ;
- des serveurs DNS ;
- une durée de bail.
Exemple
Un serveur DHCP dispose d’une plage :
192.168.1.100
à
192.168.1.200
Lorsqu’un poste rejoint le réseau, le serveur peut lui attribuer :
IP : 192.168.1.125
Masque : 255.255.255.0
Passerelle : 192.168.1.254
DNS : 192.168.1.10
Le bail DHCP
L’adresse attribuée n’est pas nécessairement permanente.
Elle est fournie pour une durée appelée :
bail DHCP
Le client peut ensuite renouveler ce bail.
Sous Windows
Pour afficher les informations DHCP :
ipconfig /all
On peut y retrouver notamment :
- DHCP activé ;
- serveur DHCP ;
- début du bail ;
- expiration du bail.
Renouveler une adresse
Pour libérer l’adresse :
ipconfig /release
Puis demander une nouvelle configuration :
ipconfig /renew
Ces commandes modifient temporairement la connectivité du poste et doivent donc être utilisées volontairement.
L’adresse APIPA
Lorsqu’un poste Windows configuré en DHCP ne parvient pas à obtenir d’adresse, il peut s’attribuer automatiquement une adresse du type :
169.254.x.x
Il s’agit d’une adresse :
APIPA
Cela constitue souvent un indice important d’un problème DHCP ou de connectivité vers le serveur DHCP.
Exemple
Un utilisateur indique :
« Je n’ai plus accès au réseau. »
ipconfig affiche :
169.254.35.18
Le technicien doit notamment vérifier :
- le câble ou le Wi-Fi ;
- l’état de la carte réseau ;
- le switch ;
- le VLAN ;
- l’accessibilité du serveur DHCP.
🔧 Réflexe technicien
Une adresse en 169.254.x.x sur un poste normalement configuré en DHCP doit immédiatement faire penser à un échec d’obtention de configuration réseau.
8. Le DNS
À quoi sert le DNS ?
DNS signifie :
Domain Name System
Le DNS permet de traduire un nom compréhensible par l’utilisateur en adresse IP.
Exemple :
www.example.com
doit être associé à une adresse IP pour que le poste puisse contacter le serveur correspondant.
Le DNS joue donc un rôle comparable à un annuaire.
Exemple
Lorsqu’un utilisateur saisit :
www.example.com
le poste interroge un serveur DNS.
Le serveur peut répondre par exemple :
93.184.216.34
Le poste peut alors envoyer ses communications vers cette adresse IP.
Pourquoi le DNS est important ?
Sans DNS fonctionnel, un utilisateur peut parfois :
- accéder à une ressource par son adresse IP ;
- mais ne pas y accéder avec son nom.
Cela peut donner l’impression que le réseau ou Internet est en panne alors que la connectivité IP fonctionne toujours.
Exemple de diagnostic
Le test suivant fonctionne :
ping 8.8.8.8
mais :
ping www.example.com
échoue.
Cela peut indiquer un problème de :
résolution DNS
Vérifier la configuration DNS
Sous Windows :
ipconfig /all
permet de vérifier les serveurs DNS configurés.
Tester la résolution
On peut utiliser :
nslookup www.example.com
Cette commande permet notamment d’identifier :
- le serveur DNS interrogé ;
- l’adresse IP obtenue ;
- un éventuel échec de résolution.
Avec PowerShell :
Resolve-DnsName www.example.com
🔧 Réflexe technicien
Si un poste atteint Internet par adresse IP mais pas par nom, vérifier en priorité les serveurs DNS et la résolution de noms.
9. Adresse IP privée et adresse IP publique
Les adresses privées
Les réseaux locaux utilisent généralement des plages d’adresses IPv4 privées.
Les principales plages sont :
10.0.0.0/8
172.16.0.0/12
192.168.0.0/16
Ces adresses sont destinées aux réseaux privés et ne sont pas directement routées sur Internet.
Exemple
Dans un réseau local :
PC : 192.168.1.25
Serveur : 192.168.1.10
Imprimante: 192.168.1.30
Routeur : 192.168.1.254
Toutes ces adresses sont privées.
L’adresse IP publique
Pour communiquer sur Internet, le réseau dispose généralement d’une :
adresse IP publique
Cette adresse est visible depuis Internet.
Dans un réseau domestique ou une petite structure, plusieurs équipements privés peuvent partager la même adresse IP publique.
Le NAT
NAT signifie :
Network Address Translation
Le routeur réalise une traduction entre :
adresses IP privées
et :
adresse IP publique
On peut représenter le principe ainsi :
PC
192.168.1.25
↓
Routeur / NAT
↓
IP publique
↓
Internet
Pourquoi utiliser des adresses privées ?
Elles permettent notamment :
- de réutiliser les mêmes plages dans différents réseaux ;
- de limiter l’utilisation d’adresses IPv4 publiques ;
- d’organiser les réseaux internes.
Attention
Le NAT ne doit pas être considéré comme un mécanisme de sécurité complet.
La sécurité repose également sur :
- le pare-feu ;
- les règles de filtrage ;
- les services exposés ;
- la configuration des équipements.
🔧 Réflexe technicien
Ne pas confondre l’adresse IP privée du poste avec l’adresse IP publique utilisée par le réseau pour communiquer sur Internet.
10. Les ports réseau
Une adresse IP ne suffit pas
L’adresse IP permet d’identifier une machine ou une interface.
Mais un même serveur peut proposer plusieurs services.
Les ports réseau permettent d’identifier le service auquel on souhaite communiquer.
Exemple
Un serveur possède l’adresse :
192.168.1.20
Il peut héberger simultanément :
serveur web HTTPS → port 443
serveur SSH → port 22
partage SMB → port 445
L’adresse IP est la même, mais le port permet de distinguer les différents services.
Quelques ports courants
| Service | Port courant | Protocole |
|---|---|---|
| HTTP | 80 | TCP |
| HTTPS | 443 | TCP |
| SSH | 22 | TCP |
| DNS | 53 | UDP/TCP |
| DHCP serveur | 67 | UDP |
| DHCP client | 68 | UDP |
| SMB | 445 | TCP |
| RDP | 3389 | TCP |
Ces numéros doivent surtout être compris dans leur contexte. Ils seront approfondis dans les modules réseau.
Tester un port avec PowerShell
Exemple :
Test-NetConnection 192.168.1.20 -Port 443
Si le test réussit :
TcpTestSucceeded : True
le service TCP est accessible sur ce port.
Machine joignable ≠ service accessible
Un serveur peut répondre à :
ping 192.168.1.20
mais ne pas répondre sur :
TCP 443
Le serveur est alors joignable, mais le service HTTPS peut être :
- arrêté ;
- mal configuré ;
- bloqué par un pare-feu ;
- non installé ;
- non à l’écoute sur ce port.
🔧 Réflexe technicien
Toujours distinguer connectivité IP et accessibilité d’un service. Un ping réussi ne garantit pas qu’une application réseau fonctionne.
11. TCP et UDP
Deux protocoles de transport
De nombreux services réseau utilisent principalement :
TCP
ou :
UDP
TCP
TCP signifie :
Transmission Control Protocol
TCP établit une communication avec contrôle de transmission.
Il permet notamment :
- de vérifier la réception des données ;
- de retransmettre certaines données perdues ;
- de conserver l’ordre des données.
Il est utilisé par de nombreux services comme :
- HTTP ;
- HTTPS ;
- SSH ;
- SMB ;
- RDP.
UDP
UDP signifie :
User Datagram Protocol
UDP fonctionne sans établir le même type de connexion que TCP.
Il est généralement :
- plus léger ;
- plus rapide ;
- mais sans garantie native de livraison.
Il est utilisé notamment dans certains usages :
- DNS ;
- DHCP ;
- voix ;
- vidéo ;
- diffusion temps réel.
Comparaison simplifiée
| TCP | UDP |
|---|---|
| Orienté connexion | Sans connexion |
| Contrôle de réception | Pas de garantie native |
| Plus fiable | Plus léger |
| Plus de contrôle | Moins de surcharge |
🔧 Réflexe technicien
Lors d’un diagnostic réseau, identifier non seulement le numéro de port utilisé, mais aussi le protocole concerné : TCP ou UDP.
12. ARP : faire le lien entre adresse IP et adresse MAC
Pourquoi ARP est-il nécessaire ?
Sur un réseau Ethernet local, les équipements communiquent physiquement à l’aide de leurs :
adresses MAC
Mais les applications utilisent principalement des :
adresses IP
Le protocole ARP permet de faire le lien entre les deux.
ARP signifie :
Address Resolution Protocol
Exemple
Un poste possède :
192.168.1.25
Il souhaite communiquer avec :
192.168.1.50
Les deux machines appartiennent au même réseau.
Le poste doit déterminer l’adresse MAC associée à :
192.168.1.50
Il peut alors utiliser ARP pour demander :
« Quel équipement possède l’adresse IP 192.168.1.50 ? »
L’équipement concerné répond avec son adresse MAC.
La table ARP
Windows conserve temporairement les correspondances connues entre :
- adresses IPv4 ;
- adresses MAC.
Pour afficher cette table :
arp -a
Exemple simplifié :
Adresse Internet Adresse physique
192.168.1.1 00-11-22-33-44-55
192.168.1.50 AA-BB-CC-DD-EE-FF
Une table temporaire
Les entrées ARP ne sont pas nécessairement conservées définitivement.
Windows les met à jour en fonction des communications réalisées sur le réseau.
🔧 Réflexe technicien
arp -a peut aider à vérifier si le poste connaît l’adresse MAC correspondant à une machine du réseau local. ARP intervient uniquement dans le contexte du réseau local et ne remplace pas le routage IP.
13. ICMP et la commande ping
Qu’est-ce qu’ICMP ?
ICMP signifie :
Internet Control Message Protocol
Ce protocole est notamment utilisé pour transmettre certaines informations de contrôle et de diagnostic sur un réseau IP.
La commande :
ping
utilise généralement ICMP pour tester si une cible répond.
Exemple
ping 192.168.1.254
peut permettre de vérifier si la passerelle répond.
Résultat possible :
Réponse de 192.168.1.254 : octets=32 temps<1ms TTL=64
Que permet de vérifier ping ?
La commande permet notamment d’obtenir des informations sur :
- la réponse de la cible ;
- le temps aller-retour ;
- les éventuelles pertes de paquets.
Tester localhost
L’adresse :
127.0.0.1
correspond à l’interface de boucle locale.
On peut utiliser :
ping 127.0.0.1
pour vérifier le fonctionnement de la pile réseau locale.
Attention aux interprétations
Une absence de réponse au ping ne signifie pas forcément qu’une machine est éteinte.
Les requêtes ICMP peuvent être :
- bloquées par un pare-feu ;
- filtrées par un équipement réseau ;
- désactivées sur certains systèmes.
À l’inverse, une réponse au ping signifie seulement que la communication ICMP fonctionne.
Elle ne garantit pas qu’un service applicatif fonctionne correctement.
🔧 Réflexe technicien
Utiliser ping comme un indicateur de connectivité, mais ne jamais en faire l’unique test d’un diagnostic réseau.
14. Les principales commandes de diagnostic réseau
ipconfig
Affiche la configuration IP principale du poste.
ipconfig
Pour obtenir davantage d’informations :
ipconfig /all
Cette commande permet notamment de vérifier :
- l’adresse IPv4 ;
- le masque ;
- la passerelle ;
- les DNS ;
- le DHCP ;
- l’adresse MAC.
ping
Teste la connectivité vers une cible.
ping 192.168.1.254
ou :
ping www.example.com
nslookup
Teste la résolution DNS.
nslookup www.example.com
Permet notamment d’identifier :
- le serveur DNS utilisé ;
- l’adresse obtenue pour le nom demandé.
tracert
Affiche les différents sauts réseau jusqu’à une destination.
tracert www.example.com
Cette commande peut aider à identifier à quel endroit une communication s’interrompt.
arp -a
Affiche les correspondances connues entre adresses IPv4 et adresses MAC sur le réseau local.
arp -a
getmac
Affiche les adresses MAC des interfaces réseau du poste.
getmac
hostname
Affiche le nom du poste.
hostname
Test-NetConnection
PowerShell permet de tester une connexion TCP vers un service précis.
Test-NetConnection 192.168.1.20 -Port 443
Get-NetIPConfiguration
Affiche une synthèse de la configuration réseau avec PowerShell.
Get-NetIPConfiguration
Get-NetAdapter
Affiche les interfaces réseau.
Get-NetAdapter
Cette commande permet notamment de vérifier :
son adresse MAC.
le nom de l’interface ;
son état ;
sa vitesse ;
🔧 Réflexe technicien
Lors d’un diagnostic, utiliser plusieurs commandes complémentaires plutôt qu’un seul test. Une configuration IP correcte n’implique pas nécessairement que le DNS, le routage ou le service recherché fonctionne.
15. Méthode simple de diagnostic réseau
Lorsqu’un utilisateur signale :
« Le réseau ne fonctionne plus »
il faut procéder méthodiquement.
Étape 1 – Vérifier la couche physique
Pour une connexion Ethernet :
- câble branché ;
- connecteur correctement inséré ;
- voyants du port ;
- état du port du switch.
Pour une connexion Wi-Fi :
- Wi-Fi activé ;
- réseau correct sélectionné ;
- niveau de signal suffisant.
Étape 2 – Vérifier la carte réseau
Sous PowerShell :
Get-NetAdapter
Vérifier que l’interface est :
Up
et non désactivée.
Étape 3 – Vérifier la configuration IP
Utiliser :
ipconfig /all
Contrôler :
- IPv4 ;
- masque ;
- passerelle ;
- DNS ;
- DHCP.
Étape 4 – Repérer une adresse APIPA
Une adresse comme :
169.254.42.18
sur un réseau normalement configuré en DHCP constitue un indice d’échec DHCP.
Étape 5 – Tester la pile locale
ping 127.0.0.1
Étape 6 – Tester la passerelle
Exemple :
ping 192.168.1.254
Si elle répond, le poste communique au moins avec son réseau local jusqu’à la passerelle.
Étape 7 – Tester une adresse externe
Exemple :
ping 8.8.8.8
Si ce test fonctionne, le routage vers l’extérieur est probablement opérationnel.
Étape 8 – Tester le DNS
nslookup www.example.com
ou :
Resolve-DnsName www.example.com
Étape 9 – Tester le service concerné
Exemple pour HTTPS :
Test-NetConnection serveur -Port 443
Méthode à retenir
physique → interface réseau → configuration IP → réseau local → passerelle → réseau distant → DNS → service
Exemple de diagnostic
Un poste possède :
IP : 192.168.1.25
Masque : 255.255.255.0
Passerelle : 192.168.1.254
DNS : 192.168.1.10
Les tests donnent :
ping 192.168.1.254 → OK
ping 8.8.8.8 → OK
nslookup www.example.com → Échec
Le poste communique avec son réseau local et avec Internet par adresse IP.
La piste prioritaire devient :
le DNS
🔧 Réflexe technicien
Ne pas modifier immédiatement l’adresse IP ou réinitialiser toute la configuration réseau. Identifier d’abord précisément à quelle étape la communication échoue.
🧪 Manipulation pratique
Objectif
Identifier la configuration réseau d’un poste Windows et réaliser les principaux tests permettant de vérifier :
- l’interface réseau ;
- l’adresse IP ;
- le masque ;
- la passerelle ;
- le DNS ;
- la connectivité locale ;
- l’accès à Internet ;
- l’accès à un service réseau.
Étape 1 – Identifier les interfaces réseau
Ouvrir PowerShell puis saisir :
Get-NetAdapter
Repérer :
- le nom de l’interface ;
- son état ;
- sa vitesse ;
- son adresse MAC.
Identifier l’interface réellement utilisée :
Ethernet
ou :
Wi-Fi
Vérifier qu’elle possède l’état :
Up
Étape 2 – Afficher la configuration IP
Dans CMD :
ipconfig /all
Relever les informations de l’interface active :
- adresse IPv4 ;
- masque de sous-réseau ;
- passerelle par défaut ;
- serveur DHCP ;
- serveurs DNS ;
- adresse physique.
Tableau de relevé
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Interface réseau | |
| Adresse MAC | |
| Adresse IPv4 | |
| Masque | |
| Passerelle | |
| DHCP activé | Oui / Non |
| Serveur DHCP | |
| Serveur DNS |
Étape 3 – Identifier le réseau
À partir de l’adresse IP et du masque, déterminer le réseau utilisé.
Exemple :
IPv4 : 192.168.1.25
Masque : 255.255.255.0
Cela correspond au réseau :
192.168.1.0/24
Identifier également :
adresse réseau →
192.168.1.0
plage hôtes →
192.168.1.1à192.168.1.254
broadcast →
192.168.1.255
Étape 4 – Vérifier la pile réseau locale
Exécuter :
ping 127.0.0.1
Si le test réussit, la pile TCP/IP locale répond correctement.
Étape 5 – Tester la passerelle
Utiliser l’adresse relevée précédemment.
Exemple :
ping 192.168.1.254
Si la passerelle répond, le poste communique avec elle sur le réseau local.
Étape 6 – Tester une autre machine du LAN
Si un autre équipement est disponible sur le même réseau, tester son adresse IP.
Exemple :
ping 192.168.1.50
Cela peut être :
- un autre PC ;
- un serveur ;
- une imprimante réseau.
Attention : l’absence de réponse peut également provenir d’un filtrage ICMP.
Étape 7 – Afficher la table ARP
Exécuter :
arp -a
Repérer l’adresse de la passerelle.
Vérifier si une adresse MAC lui est associée.
Exemple :
192.168.1.254 00-11-22-33-44-55
Cela permet d’observer concrètement la relation entre :
adresse IPv4
et :
adresse MAC
Étape 8 – Tester l’accès à Internet par IP
Exécuter :
ping 8.8.8.8
Si le test réussit, le poste dispose d’une connectivité IP vers l’extérieur.
Un échec doit être interprété avec prudence car ICMP peut être filtré.
Étape 9 – Tester la résolution DNS
Saisir :
nslookup www.example.com
Repérer :
- le serveur DNS utilisé ;
- l’adresse IP retournée.
Avec PowerShell :
Resolve-DnsName www.example.com
Comparer les informations obtenues.
Étape 10 – Observer le chemin réseau
Dans CMD :
tracert www.example.com
Repérer :
- le premier saut ;
- les éventuels routeurs intermédiaires ;
- les délais de réponse.
Le premier saut correspond généralement à la passerelle du réseau.
Étape 11 – Tester un port TCP
Dans PowerShell :
Test-NetConnection www.example.com -Port 443
Repérer :
TcpTestSucceeded
Si la valeur est :
True
la connexion TCP au port 443 a réussi.
Cela permet de distinguer :
machine ou destination joignable
de :
service réellement accessible
Étape 12 – Comparer ping et test de port
Effectuer :
ping www.example.com
puis :
Test-NetConnection www.example.com -Port 443
Comparer les résultats.
Une machine peut ne pas répondre au ping mais accepter une connexion HTTPS.
Inversement, elle peut répondre au ping alors que son service HTTPS est indisponible.
Étape 13 – Observer une configuration DHCP
Dans :
ipconfig /all
repérer :
- DHCP activé ;
- serveur DHCP ;
- début du bail ;
- expiration du bail.
Ne pas utiliser ipconfig /release sur un poste en production uniquement pour observer le fonctionnement du DHCP.
Étape 14 – Identifier une adresse APIPA
Une adresse de type :
169.254.x.x
indique généralement qu’un poste configuré en DHCP n’a pas réussi à obtenir une configuration IPv4 auprès du serveur DHCP.
Dans ce cas, vérifier en priorité :
- connexion physique ou Wi-Fi ;
- interface réseau ;
- port du switch ;
- VLAN ;
- accessibilité du serveur DHCP.
Tableau de synthèse
| Test | Résultat |
|---|---|
| Interface réseau active | Oui / Non |
| Adresse IPv4 cohérente | Oui / Non |
| Passerelle configurée | Oui / Non |
| DNS configuré | Oui / Non |
ping 127.0.0.1 | OK / Échec |
ping passerelle | OK / Échec |
| Accès Internet par IP | OK / Échec |
| Résolution DNS | OK / Échec |
| Port TCP 443 | Accessible / Inaccessible |
| Adresse APIPA présente | Oui / Non |
| Élément | Valeur relevée |
|---|---|
| Nom du poste | |
| Utilisateur connecté | |
| Version de Windows | |
| Adresse IPv4 | |
| Passerelle | |
| Serveur DNS | |
| Ping passerelle | Réussi / Échec |
| Ping Internet | Réussi / Échec |
| Résolution DNS | Réussie / Échec |
| Port 443 accessible | Oui / Non |
| État du service Spooler |
🔧 Réflexe technicien
Un diagnostic réseau doit être progressif : physique → interface → IP → réseau local → passerelle → réseau distant → DNS → service. Cette méthode permet de localiser la panne avant de modifier la configuration.
🧪 TP 0.11 — Diagnostiquer un poste qui n’accède plus au réseau
Situation
Un utilisateur contacte le support :
« Je n’ai plus accès à Internet et je ne peux plus ouvrir les dossiers partagés du serveur. »
Le poste est connecté en Ethernet. Le câble semble branché et Windows indique que la carte réseau est active.
Le réseau de l’entreprise utilise normalement :
Réseau : 192.168.10.0/24
Passerelle : 192.168.10.254
DNS : 192.168.10.10
DHCP : activé
L’objectif est d’identifier l’origine de la panne sans modifier immédiatement la configuration du poste.
Étape 1 – Vérifier l’interface réseau
Dans PowerShell :
Get-NetAdapter
Résultat :
Name Status LinkSpeed
Ethernet Up 1 Gbps
La carte réseau est donc active et une liaison Ethernet est détectée.
Étape 2 – Vérifier la configuration IP
Dans CMD :
ipconfig /all
Résultat :
Adresse IPv4 . . . . . . . . . : 169.254.42.18
Masque de sous-réseau . . . . . : 255.255.0.0
Passerelle par défaut . . . . . :
DHCP activé . . . . . . . . . . : Oui
Cette configuration n’est pas normale pour le réseau de l’entreprise.
Le poste possède une adresse :
169.254.42.18
Il s’agit d’une adresse APIPA.
Étape 3 – Interpréter l’adresse APIPA
Le poste est configuré en DHCP mais n’a pas réussi à obtenir une configuration auprès du serveur DHCP.
Windows lui a donc attribué automatiquement une adresse dans la plage :
169.254.x.x
Le poste ne possède également aucune passerelle par défaut.
La piste prioritaire devient donc :
problème d’accès au service DHCP
Étape 4 – Vérifier la pile TCP/IP locale
Exécuter :
ping 127.0.0.1
Résultat :
Réponse de 127.0.0.1
La pile TCP/IP locale fonctionne.
Étape 5 – Tester la passerelle habituelle
Exécuter :
ping 192.168.10.254
Résultat :
Délai d’attente de la demande dépassé.
Ce résultat est cohérent : le poste ne possède pas une adresse appartenant au réseau 192.168.10.0/24.
Étape 6 – Ne pas attribuer immédiatement une IP statique
Une solution rapide pourrait consister à saisir manuellement :
192.168.10.50
Mais cela pourrait :
- masquer le véritable problème ;
- provoquer un conflit avec une adresse déjà attribuée ;
- contourner temporairement un dysfonctionnement DHCP sans le résoudre.
Il faut continuer le diagnostic.
Étape 7 – Vérifier la connexion physique
Vérifier :
- le câble Ethernet ;
- le voyant du port réseau ;
- le port du switch ;
- l’état du port ;
- éventuellement le brassage réseau.
La carte étant indiquée Up, la liaison physique semble présente, mais cela ne garantit pas que le poste accède au bon réseau.
Étape 8 – Comparer avec un poste voisin
Un autre ordinateur connecté au même service fonctionne normalement.
Sa configuration est :
IPv4 : 192.168.10.105
Masque : 255.255.255.0
Passerelle : 192.168.10.254
DNS : 192.168.10.10
DHCP : Oui
Le serveur DHCP fonctionne donc probablement.
La panne semble davantage liée :
au poste, à son port de switch ou à son rattachement réseau.
Étape 9 – Tester un autre port réseau
Le technicien branche temporairement le poste sur une prise réseau connue comme fonctionnelle.
Puis il exécute :
ipconfig /release
puis :
ipconfig /renew
Le poste obtient :
IPv4 : 192.168.10.122
Masque : 255.255.255.0
Passerelle : 192.168.10.254
DNS : 192.168.10.10
Le DHCP fonctionne désormais correctement.
Étape 10 – Tester la passerelle
ping 192.168.10.254
Résultat :
Réponse de 192.168.10.254
La communication avec la passerelle fonctionne.
Étape 11 – Tester Internet
ping 8.8.8.8
Résultat :
Réponse de 8.8.8.8
Le routage vers Internet fonctionne.
Étape 12 – Tester le DNS
nslookup www.example.com
La résolution fonctionne.
Le poste possède donc désormais :
IP → OK
Passerelle → OK
Internet → OK
DNS → OK
Diagnostic
Le poste lui-même et son interface réseau fonctionnent.
Le problème est associé à son raccordement réseau initial.
Les causes possibles à examiner sont notamment :
- port du switch ;
- VLAN associé au port ;
- prise réseau ;
- brassage ;
- câblage.
Le fait que le poste fonctionne immédiatement sur une autre connexion réseau permet de réduire fortement le périmètre du diagnostic.
Questions du TP
1. Quel indice indique immédiatement que le poste n’a probablement pas obtenu de réponse DHCP ?
A. L’adresse 169.254.42.18
B. La vitesse de 1 Gbps
C. Le nom Ethernet
D. La présence de Windows
2. Comment appelle-t-on une adresse IPv4 de type 169.254.x.x attribuée automatiquement par Windows ?
A. Adresse publique
B. Adresse APIPA
C. Adresse DNS
D. Adresse de broadcast
3. Pourquoi le poste ne peut-il normalement pas atteindre la passerelle 192.168.10.254 avec son adresse APIPA ?
4. Pourquoi ne faut-il pas attribuer immédiatement une adresse IP statique au poste ?
5. Quelle commande permet de demander le renouvellement d’un bail DHCP sous Windows ?
A. ipconfig /all
B. ipconfig /renew
C. arp -a
D. nslookup
6. Le poste fonctionne correctement lorsqu’il est connecté à une autre prise réseau. Quelle zone devient prioritaire dans le diagnostic ?
A. Le processeur du poste
B. Le raccordement réseau initial
C. Le navigateur Internet
D. La mémoire RAM
7. Quels éléments réseau faut-il notamment vérifier sur le raccordement défaillant ?
8. Quel ordre de diagnostic est le plus cohérent ?
A. DNS → navigateur → disque → RAM
B. Physique → interface → IP → passerelle → Internet → DNS → service
C. Réinstaller Windows immédiatement
D. Attribuer une IP statique puis chercher la panne
Correction attendue
1. A – L’adresse 169.254.42.18
Une adresse appartenant à la plage 169.254.x.x sur un poste configuré en DHCP constitue un indice important d’un échec d’obtention de configuration DHCP.
2. B – Adresse APIPA
Windows peut s’attribuer automatiquement une adresse APIPA lorsqu’aucun serveur DHCP ne lui fournit de configuration IPv4.
3. Le poste n’appartient pas au même réseau IP que la passerelle
Avec l’adresse 169.254.42.18/16, le poste ne se trouve pas sur le réseau 192.168.10.0/24 utilisé normalement par l’entreprise. Il ne dispose également d’aucune passerelle par défaut.
4. Pour ne pas masquer la panne
Attribuer immédiatement une adresse statique pourrait contourner temporairement le problème DHCP, masquer sa cause réelle et éventuellement provoquer un conflit d’adresses IP.
5. B – ipconfig /renew
Cette commande demande le renouvellement de la configuration DHCP du poste.
6. B – Le raccordement réseau initial
Puisque le même poste fonctionne sur une autre prise, sa carte réseau et sa configuration DHCP sont probablement opérationnelles. Le diagnostic doit se concentrer sur le chemin réseau initial.
7. Vérifier notamment le port du switch, le VLAN, la prise, le brassage et le câblage
Un mauvais VLAN, un port désactivé ou un problème de câblage peut empêcher le poste d’atteindre le serveur DHCP.
8. B – Physique → interface → IP → passerelle → Internet → DNS → service
Cette méthode permet de progresser couche par couche et de localiser la panne avant d’apporter une modification.
Conclusion du TP
La présence d’une adresse APIPA ne signifie pas automatiquement que le serveur DHCP est en panne.
Elle signifie surtout :
le poste n’a pas réussi à obtenir une configuration DHCP
Il faut ensuite déterminer pourquoi : interface, câble, switch, VLAN, relais DHCP, serveur DHCP ou autre élément du chemin réseau.
🎓 À l’examen TIP
Lors d’un incident réseau, le plus important est de savoir raisonner dans le bon ordre plutôt que d’exécuter des commandes au hasard.
Méthode à retenir :
physique → interface réseau → adresse IP → masque → passerelle → réseau distant → DNS → service
Points importants :
- une adresse 169.254.x.x indique généralement qu’un poste configuré en DHCP n’a pas obtenu de configuration IPv4 ;
- un ping réussi confirme une connectivité ICMP, mais ne garantit pas qu’un service applicatif fonctionne ;
- une communication locale peut fonctionner même avec une passerelle incorrecte ;
- si une adresse IP distante répond mais qu’un nom ne fonctionne pas, vérifier le DNS ;
- si une machine répond mais qu’un service reste inaccessible, tester le port TCP ou UDP concerné ;
- ne pas attribuer immédiatement une IP statique pour contourner un problème DHCP sans avoir identifié la cause ;
- toujours distinguer adresse MAC, adresse IP, port et protocole.
Commandes essentielles à connaître :
ipconfig /all → configuration réseau complèteping → test de connectiviténslookup → résolution DNStracert → chemin réseauarp -a → correspondances IP/MACTest-NetConnection → test d’un port TCPGet-NetAdapter → état des interfaces réseau
✅ À retenir
Réseau informatique → ensemble d’équipements capables de communiquer entre eux.
LAN → réseau local couvrant une zone limitée comme un bureau, un bâtiment ou un établissement.
WAN → réseau étendu reliant plusieurs réseaux sur de plus grandes distances.
Switch → relie plusieurs équipements à l’intérieur d’un même réseau local et utilise notamment les adresses MAC.
Routeur → permet de faire communiquer plusieurs réseaux différents et utilise principalement les adresses IP.
Adresse MAC → identifie une interface réseau au niveau local.
Adresse IPv4 → permet d’identifier une interface sur un réseau IP.
Masque de sous-réseau → permet de distinguer la partie réseau de la partie hôte d’une adresse IP.
/24 → correspond au masque 255.255.255.0.
Passerelle par défaut → routeur utilisé pour atteindre les réseaux situés hors du réseau local.
DHCP → attribue automatiquement une configuration réseau : adresse IP, masque, passerelle, DNS et durée de bail.
APIPA → adresse de type 169.254.x.x attribuée automatiquement lorsqu’un poste configuré en DHCP n’obtient pas de configuration IPv4.
DNS → traduit un nom de domaine en adresse IP.
Adresse IP privée → utilisée dans les réseaux internes. Plages principales : 10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12 et 192.168.0.0/16.
Adresse IP publique → adresse utilisée pour communiquer sur Internet.
NAT → permet notamment de traduire les adresses IP privées du réseau local vers une adresse IP publique.
Port réseau → permet d’identifier le service utilisé sur une machine.
Ports courants → HTTP 80, HTTPS 443, SSH 22, DNS 53, SMB 445, RDP 3389.
TCP → protocole orienté connexion avec contrôle de transmission.
UDP → protocole plus léger, sans garantie native de livraison.
ARP → permet de faire le lien entre une adresse IPv4 et une adresse MAC sur le réseau local.
ICMP → protocole notamment utilisé par la commande ping.
ipconfig /all → affiche la configuration réseau détaillée.
ping → teste la connectivité ICMP vers une cible.
nslookup → teste la résolution DNS.
tracert → affiche les différents sauts réseau jusqu’à une destination.
arp -a → affiche les correspondances connues entre adresses IP et adresses MAC.
Get-NetAdapter → affiche les interfaces réseau et leur état.
Test-NetConnection → permet notamment de tester l’accès à un port TCP.
Ping réussi ≠ service accessible → une machine peut répondre à ICMP alors que le service recherché est arrêté ou bloqué.
Diagnostic réseau → suivre l’ordre : physique → interface → IP → passerelle → réseau distant → DNS → service.
Principe essentiel → observer et localiser la panne avant de modifier la configuration réseau.
📝 Quiz – Premiers pas avec CMD et PowerShell
Quiz final
1. Quel équipement permet principalement de relier plusieurs appareils à l’intérieur d’un même réseau local ?
A. Un routeur
B. Un switch
C. Un serveur DNS
D. Un pare-feu uniquement
2. À quoi sert principalement une adresse IPv4 ?
A. À identifier une interface sur un réseau IP
B. À identifier uniquement le fabricant d’une carte réseau
C. À chiffrer les communications
D. À remplacer l’adresse MAC
3. À quoi correspond le masque 255.255.255.0 ?
A. /8
B. /16
C. /24
D. /32
4. Quel est le rôle de la passerelle par défaut ?
A. Attribuer les adresses MAC
B. Permettre d’atteindre les réseaux situés hors du réseau local
C. Résoudre les noms DNS
D. Stocker les fichiers utilisateurs
5. Un poste configuré en DHCP possède l’adresse 169.254.35.18. Quelle est l’interprétation la plus probable ?
A. Le poste possède une adresse publique
B. Le poste n’a probablement pas obtenu de configuration DHCP
C. Le DNS fonctionne correctement
D. Le poste possède une adresse statique normale
6. Quel service permet de traduire un nom comme www.example.com en adresse IP ?
A. DHCP
B. DNS
C. ARP
D. ICMP
7. Quelle commande permet d’afficher la configuration réseau détaillée d’un poste Windows ?
A. hostname
B. ipconfig /all
C. whoami
D. dir
8. Le ping vers 8.8.8.8 fonctionne, mais www.example.com ne répond pas. Quelle piste faut-il examiner en priorité ?
A. La RAM
B. Le DNS
C. Le disque dur
D. Le processeur
9. Un serveur répond au ping mais son site HTTPS reste inaccessible. Quelle commande PowerShell peut aider à tester le service ?
A. Test-NetConnection serveur -Port 443
B. Get-Process
C. Resolve-DnsName -Port 443
D. ipconfig /release
10. Quel ordre de diagnostic réseau est le plus cohérent ?
A. DNS → navigateur → disque → RAM
B. Physique → interface → IP → passerelle → réseau distant → DNS → service
C. Réinstaller Windows immédiatement
D. Modifier l’adresse IP puis tester le câble
✅ Afficher le corrigé
1. B – Un switch
Le switch relie principalement plusieurs équipements à l’intérieur d’un même réseau local et utilise notamment les adresses MAC pour acheminer les trames.
2. A – Identifier une interface sur un réseau IP
L’adresse IPv4 permet d’identifier une interface et de participer au routage des communications entre réseaux.
3. C – /24
Le masque 255.255.255.0 correspond à un préfixe de 24 bits.
4. B – Permettre d’atteindre les réseaux situés hors du réseau local
La passerelle par défaut est généralement l’adresse IP du routeur auquel le poste transmet le trafic destiné à d’autres réseaux.
5. B – Le poste n’a probablement pas obtenu de configuration DHCP
Une adresse de type 169.254.x.x correspond à une adresse APIPA que Windows peut s’attribuer automatiquement en cas d’échec DHCP.
6. B – DNS
Le DNS permet de traduire un nom de domaine en adresse IP.
7. B – ipconfig /all
Cette commande affiche notamment l’adresse IP, le masque, la passerelle, les DNS, le serveur DHCP et l’adresse MAC.
8. B – Le DNS
Si une adresse IP distante répond mais qu’un nom échoue, la connectivité IP fonctionne probablement et la résolution DNS devient une piste prioritaire.
9. A – Test-NetConnection serveur -Port 443
Cette commande PowerShell permet de vérifier l’accessibilité du port TCP 443 utilisé par HTTPS.
10. B – Physique → interface → IP → passerelle → réseau distant → DNS → service
Cette méthode progressive permet de localiser l’étape à laquelle la communication échoue avant de modifier la configuration.
📄 Fiche de révision
Retrouvez l’essentiel de ce cours dans une fiche synthétique à conserver ou à imprimer pour vos révisions.
